C’est dans la salle à manger de mes parents où mon père fait répéter la troupe paroissiale, que je connais mes premières émotions théâtrales. Puis c’est dans l’internat où mes parents m’ont placé à 11 ans, avec la certitude que je serais pape un jour que, aux match de foot quotidiens j’ai commencé à préférer “inventer” des spectacles avec mes camarades de classe.

Puis après avoir inventé en 1962 une troupe qui joue Molière sur les places de village pendant l’été avec la camionnette que nous prête un député “ami des arts”, je force les portes du “théâtre de la cité” que dirige Roger Planchon à Villeurbanne.

Tour à tour standardiste, figurant, assistant, machiniste, régisseur général “responsable des erreurs” pour l’ouverture de la nouvelle salle en 1971 qui deviendra le TNP, l’arrivée de Patrice Chéreau me sauve du licenciement, et une autre aventure commence avec lui “celle du son”. Jusqu’en 1985 je “sonorise” tous les spectacles du TNP inventant avec Chéreau les fameux silences “habités” qui feront école et qui me permettront de travailler avec à peu près tous les metteurs en scène de théâtre.

A partir de 1980 commence aussi régulièrement et à des titres divers une collaboration régulière avec le “festival d’avignon” pour lequel j’invente, le système unique du soutien des voix dans la cour d’honneur (2500 petits haut-parleurs)

Des 1971, je profite de mon implantation dans le “théâtre professionnel” pour inventer produire et mettre en scène des spectacles, avec des acteurs de métier.

Ainsi naîtront : “Le petit cirque” spectacle pour enfant dont j’ai écrit le texte et fait la mise en cène puis “Play pause Record”, “Fantasio” dans la cour du Musée des tissus a Lyon , “Les Longues nuit de mort”,au musée de Gadagne “Palm Beach” dan la piscine municipale de Villeurbanne. “Dop, Dop,Dop” au centre culturel Charlie Chaplin, et “Scènes au bord de la mer “de Rilke. Jacques Weber d’abord à Lyon puis à Nice me permet de monter des spectacles plus importants. Ainsi “le Beau Danube Bleu” devenu mythique que j’interprète moi-même en construisant un château de son pour faire écouter aux spectateurs médusés et collés a leur siège la valse célèbre a 10000 watts.

Puis, “Roméo et Juliette” à Nice dont J.M Desprats, écrit pour la première fois la traduction. Je reprendrais ensuite ce Roméo et Juliette plusieurs fois dont une fois, dans une version réduite “Roméo et Juliette (portraits)” avec seulement les deux personnages titres, et qui partira en tournée au Proche et au Moyen Orient, puis une version intégrale en langue arabe montée dans la cour de la maison Achiqbach à Alep en mélangeant des acteurs du théâtre national de Damas (les capulets) et les acteurs du théâtre d’Alep (les montaigus) et le spectacle “bouleversera” le mode théâtral syrien.

Puis viennent d’autres spectacles “Carmen Jazz” avec Dee Dee Bridgewater au théâtre antique de Vienne, “Gaspard” avec Stéphane Butet,” Final avec toute la troupe ou presque” à Toulouse, une reprise plus modeste du “Le beau Danube bleu (suite)” dans la salle de l’Elysée à lyon.

En 2002 le stade de France me demande de mettre en scène “Carmen” dans l’arène du stade qui verra sa réalisation en 2003 et qui attirera le 20 septembre 2003 pour une représentation unique 70000 spectateurs.

Puis vient le temps du Maroc, la découverte des passages clandestins et la lecture du livre de Salim Jay “ Tu ne traverseras pas le détroit” dont je fais une lecture avec Mourad Akhay pour le festival d’Avignon dans le cadre de la 25ème heure. Jacques Weber me demande de repenser à une version sur un mode mineur de son “Cyrano de Begerac” que je mets en scène et qui sera joué, à Cannes d’abord en tournée ensuite, puis au Théâtre de la Gaîté Montparnasse à guichet fermé pendant tout l’été 2006, dans le même temps, je fais la conception du son pour le Ben-Hur de Robert Hossein toujours au stade de France, où je reste 60 jours enfermé par contrat.

A la demande de Thierry Suc, je coache les lauréats de la “starac” pour leur première tournée en solo, Nolwen Leroy, et Gregory Lemarchal, ce qui me permet de rencontrer les techniciens du “show-biz” auprès desquels j’apprends encore de nouvelles choses. Après ces valses de Chopin d’autres projets verront le jour je l’espère: une nouvelle version à 4 personnages de “Roméo et Juliette (three variations)” L’espoir de mettre en scène “L’auberge du Cheval Blanc” au Châtelet. Arriver à décider le Stade de France de programmer “West Side Story” et puis et puis tant d’autres choses éclectiques “la cérémonie d’ouverture du festival de cannes” “les 900 ans de l’église de La côte Saint André”,” la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques des petits pays d’Europe” de quoi décourager ceux qui aiment tellement qu’on ne fasse qu’une seule chose.

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